Mercredi 14 juin 2006
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11:10
A l'heure de la coupe du monde footbalistique et du gavage télévisuel pour les profanes, l'évènement automobile de l'année se met en place, tout doucement, sans coup férir. Le Mans. Course mythique, prestigieuse qui a vu naître et s'éteindre des monuments du sport auto se prépare encore une fois cette année en toute quiétude. Car aucun évènement ne viendra chambouler l'organisation ne serait-ce que l'horaire (départ repousser à 17h pour cause de ballon rond). Aussi, il est stupéfiant (à notre grande joie d'ailleurs) que l'on apprenne la diffusion quasi intégrale télévisée de la course alros que comme dit plus haut, la messe du terrain vert truste les plus grandes chaînes TV. Départ et arrivée diffusés sur Canal + en clair et course suivie par les chaînes cablées. Alors, pour les sportifs comme nous, il faudra s'armer de stratégie pour faire passer la pilule à Madame et annuler le RDV dominical des beaux-parents. Et puis, pour ceux qui seront sur-place (comme moi), il faudra s'armer de potion magique (au choix, selon les goûts) pour tenir debout dès le lundi matin au réveil...
Suite la semaine prochaine (entre deux baillements, cela va de soi!)
Par Ronot Grégory
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Mardi 13 juin 2006
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23:46
Les Finlandais ont la réputation de casse-cou, d'ailleurs on les surnomme les "Flying Finns" (les Finlandais volants). Je pus m'en rendre compte un soir de GP de France à Magny-Cours lorsque suivant tranquillement un camion McLren-Mercedes qui se dirigeait vers le circuit Lurcy-Lévy, nous fûmes dépassés par une bombe noire de marque allemande! Mon père lança un volumineux "Non, mais regarde-moi ce taré!". Il est vrai que l'automobiliste qui nous dépassa pris un sacré risque pour nous dépasser ainsi que le camion devant nous sur cette étroite nationale nivernaise. D'une main, il tint son volant avec vergogne, de l'autre, il prit le temps de saluer le poids-lourd!L'incident oublié, nous continuâmes notre route jusqu'à notre arrêt de rigueur dans une belle auberge en direction de Bourbon l'Archambault. On y croisa le grand Mika Hakkinen à notre stupéfaction. On lui demanda de poser gentiment pour la photo de rigueur. "Qu'il est sympa ce Mika quand même! Pas comme l'autre qu'on a croisé tout à l'heure!" Puis on se retourna et on le vit monter dans la Mercedes noire... On se regarda avec mon père, ce regard complice qui traduisit: "ces pilotes, tous des dingues..."
Par Ronot Grégory
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Dimanche 11 juin 2006
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09:21
Il y a 11 ans tout juste, Jean Alesi s'offrait le jour de son anniversaire son unique victoire en GP sur le circuit Gilles Villeneuve à Montréal. Merveilleux souvenir que celui-ci, scotché devant la télévision la veille de passer le bac de Français (au diable, ces révisions!), je ne pus retenir mes larmes à l'arrivée de la Ferrari #27 du Français. Ce fut le plus émouvant GP pour moi.
Alors double joyeux anniversaire....
Par Ronot Grégory
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Samedi 10 juin 2006
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17:43
A cette heure-ci, la semaine prochaine, 1 heure de course aura déja eu lieu aux 24 heures du Mans et j'y serai encore cette année! Oh, ce n'est pas vieux, ma rencontre avec la plus fabuleuse course du monde! Cela date de l'année dernière! L'amour que j'ai pour ce circuit et cette course remontent à plus loin, mes souvenirs me ramènent vers les années 88, 89 quand les teams Mercedes et Jaguar écrivaient de bien belles pages dans l'histoire des 24 heures. Mais vivre la course en vrai, tout proche des pilotes, des auto, de l'ambiance "footbalistique" incroyable des tribunes me procura une joie immense et sans pareil. Loin de la morose ambiance de Magny-Cours, plus proche de celle de Monaco (le public cosmopolite y est peut-être pour quelque chose), il faut le vivre de l'interieur pour se rendre compte réellement de ce que sont les 24 heures du Mans.
Je fus aussi très touché par la disponibilté des pilotes, des teams qui ne cachent pas jalousement leurs secrets industriello-machiavéliques que l'on peut rencontrer en F1, on peut accéder à presque tout (non, je n'ai pas pu prendre le volant d'une "Pesca", faut pas rêver quand même). De la visite de la Pit-lane le vendredi soir (jusqu'à 1 heure du matin mon cher Môssieur) à la présentation des pilotes et bolides le samedi à 15 heures sans devoir montrer "patte blanche" toutes les 5 minutes aux "zêlés vigils formulanesque" (ça n'existe pas au Mans), et bin, ça a le mérite d'être vécu!
Sinon, il faut pouvoir se goinfrer 24 heures de course sans cesse (je pensais ne pas en être capable) en acceptant que demain, ce sera fini et qu'il faudra attendre un an pour revivre une expérience pareille!
Et pis voilà que cette année de patience s'achève peu à peu et que fébrilement, je me vois déja me promener à Tertre Rouge à 21 heures (là où le soleil prend congé) ou encore à Mulsanne prendre un petit café avec les courageux commissaires de piste ou bien encore admirer les "Hawaiian Tropic Girls" sur la pit lane à quelques minutes du départ...Ah, comem disait l'autre, quand on est amoureux, on ne compte vraiment pas.
Par Ronot Grégory
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Samedi 10 juin 2006
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17:24
Alors que je trainais dans le paddock du GP de France 1995 le vendredi matin, j'entendis des clameurs vers le motorhome Ferrari (beaucoup plus modeste que ceux qui s'étalent sur des dizaines de mètres, maintenant). Jean Alesi venait de faire son apparition, deux semaines après sa victoire à Montréal. Le "régional de l'étape" revenait de son escale canadienne avec un bon coup de moral pour terminer la saison aux basques de Schumacher (voire, le dépasser). C'était la 1ère fois que je voyais l'Avignonais aussi souriant et détendu devant son public (il faut dire, beaucoup plus froid que les tifosi pour qui il défendait les couleurs). Il répondait aux questions de nombreux journalistes quand il s'arrêta net, baissant les yeux en voyant arriver un petit groupe d'enfants en fauteuil roulant. Je les avais croisé quelques minutes plus tôt, essuyant un affront devant le refus catégorique d'un pilote (dont je tairais le nom, sinon je nuirais à sa réputation de mec sympa...). Notre Jeannot national s'excusa devant les journalistes et s'adressa à la personne responsable du groupe d'enfants. Ceux-ci tenaient fébrilement dans leur main, un carnet et un stylo, rêvant d'un magnifique paraphe du dernier vainqueur en GP. Après une minute de palabre, il se tourna vers eux et leur annonça en chuchotant qu'ils passeraient la journée avec lui dans le box au milieu des mécanos de la Scuderia. Puis il entrouva la bâche du motorhome et les fit entrer un par un. Dans le fond, on pouvait apercevoir Jean Todt qui arrivait et les prit en charge aussitôt. Les journalistes restèrent un moment, pensant pouvoir poursuivre leur interview, mais Jean avait maintenant autre chose à faire avec ces enfants. Je pouvais voir à travers le plastique transparent de la bâche Jean Alesi entamer la visite de l'antre de Ferrari, celle qui d'habitude est inabordable pour les badauds comme nous. Les enfants étaient totalemet émerveillés, écoutant leur guide d'un jour expliquer comment l'espace était aménager pour vivre de la meilleure façon qu'il soit. Le responsable qui accompagnait les chanceux d'un jour n'en perdait pas une miette non plus... Je les ai croisé plus tard dans la journée, les yeux rivés sur l'écran des datas à côté du mulet numéro 27, suivant avec attention l'évolution de leur pilote favori, pilote au très gros coeur...
Par Ronot Grégory
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Samedi 10 juin 2006
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17:23
Le pilote français Johnny Servoz-Gavin s'est éteint ce week-end après avoir longtemps lutté contre la maladie.
Pour les plus jeunes d'entre nous, le nom de Johnny Servoz-Gavin est parfaitement inconnu, mais à la fin des années '60, Servoz-Gavin était un cador. Un homme qui comptait dans le paddock. Pescarolo disait de lui: "c'était le meilleur de nous tous".
Le destin a voulu que Johnny Servoz-Gavin s'éteigne pendant le Grand Prix de Monaco, cette course qui l'avait révélée au monde, en 1968.
Johnny, de son vrai prénom George, allait en effet avoir la chance de démontrer toute l'étendue de son talent lorsque Ken Tyrrell fit appel à lui pour piloter sa seconde voiture au Grand Prix de Monaco, en 1968.
Qualifié en première ligne pour sa première apparition en F1, Johnny Servoz-Gavin prit la tête de la course dès le départ. Il mena durant quatre tours, avant qu'un arbre de roue ne rende l'âme. Mais en quatre tours, il avait fait naître sa propre légende.
Quelques semaines plus tard, le voilà de retour au Grand Prix de France, au volant d'une Cooper-BRM. C'était la seconde participation de Johnny Servoz-Gavin en F1 et la première d'un certain Jo Schlesser, un ami. C'est ce Grand Prix de France qui dérégla la mécanique du ténébreux Johnny...
Jo Schlesser se tua en effet au tout début de cette course. Une mort horrible puisque le malheureux Schlesser brûla vif sur le bord de la piste alors que la course se poursuivait, sans que personne ne pense à interrompre cette mascarade. Autres temps, autres moeurs.
Johnny eut lui-même un accident quelques tours plus tard, sans gravité celui-là, mais chez Johnny, quelque chose venait de se dérégler. Son ami Schlesser était mort sous ses yeux et il n'allait pas s'en remettre.
Johnny Servoz-Gavin participa encore à dix autres Grands Prix de F1. Il termina second à Monza en 1969 et ce sera sa meilleure performance en F1.
Son retrait de la compétition, l'année suivante, restera pour beaucoup un mystère. Il venait de terminer cinquième en Espagne, au volant d'une March alignée par Ken Tyrrell lorsque tout d'un coup, il décida de s'arrêter là. La F1, c'était bel et bien fini pour lui. Trop de morts (Schlesser, Clark, Bianchi, etc) et trop de choses à faire dans cette vie qu'il voulait croquer à pleines dents.
C'est donc juste après le Grand Prix d'Espagne 1970 que Johnny Servoz-Gavin annonce à son ami François Cevert qu'il avait pris la décision d'arrêter la compétition automobile. Il s'en alla ensuite expliquer sa décision à Jean-Luc Lagardère (patron de Matra) et François Guiter (patron de Elf) qui lui conseillèrent de prendre son temps, de réfléchir ou tout simplement de prendre une pause avant de rendre publique une décision aussi importante pour le reste de sa carrière.
Par Ronot Grégory
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Samedi 10 juin 2006
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17:21
Je me souviens de l'année 1990 et de cette chaleur estivale qui envahit le circuit Dijon-Prenois. Je me trouvais sur une tribune de fortune en bout de ligne droite, dressée spécialement par le Conseil Régional de Bourgogne, attendant avec frénésie le lâcher des fauves, tels les gladiateurs du nouveau monde dans l'arêne surchauffée. Je ne tenais plus en place quand en début d'après midi, un grondement lourd et étouffé se rapprocha telle une balle de fusil. Une explosion de sons perça mes oreilles en même temps que les bolides arrivèrent au freinage à plus de 250 km/h. Je ne savais plus où regarder tellement le spectacle fut ahurissant et interminable. Puis plus rien, la meute s'enfonçant derrière la forêt, dissipant un nuage de poussière de carbone. A peine remis des mes émotions, la meute, un peu plus étirée, mais toujours continue, resurgit à nouveau moins de deux minutes plus tard! Et ce balai infatigable se prolongea pendant 3 heures, nous offrant un specatcle d'une rare intensité. Seule la châleur nous accabla un peu en fin de course, nous remercions le ciel de ne pas être à l'interieur de ces protos qui avoisinaient les 70 degrés. L'endurance connut ses dernières heures de gloire mais fit émerger un immense champion, Michaël Schumacher! Et oui, encore inconnu, maigre et timide, le jeune Allemand évoluait devant nous incognito, à l'image d'Ayrton Senna sur ce même circuit chez Toleman, 6 ans auparavant. Et c'est là qu'on regrette de ne pas avoir pu "shooter" la perle rare, cherchant avant tout à approcher les vedettes de l'époque.
Aussi, sur les circuits, n'hésitez pas à photographier le pilote qui ne fait pas de bruit, pas d'esbrouffe, il sera peut-être la star de demain et vous pourrez dire "J'y étais!"
Par Ronot Grégory
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Samedi 10 juin 2006
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17:17
Ce blog vient en parallèle au forum F1 que j'ai crée pour discuter de F1 (bien entendu) mais aussi de sport automobile en général!
Voici le lien du forum:
http://188325.aceboard.net/index.php?login=188325
Par Ronot Grégory
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